Cathédrale de Rouen, à l’assaut du plus haut monument historique classé de France

Tubesca-Comabi est retenue pour le chantier de la flèche de la cathédrale de Rouen. Une solution de 152m d’échafaudage, pour permettre sa restauration.

En collaboration avec l’entreprise Lanfry, Tubesca-Comabi s’attèle au plus haut monument historique classé de France : la flèche de la cathédrale de Rouen. Un chantier prestigieux et technique, qui durera 7 ans et comportera plusieurs phases techniques.

Notre expert

Jean-Baptiste Spinicci, Directeur Technique et des Ventes. Un beau palmarès de 15 ans d’expérience au sein de l’entreprise Tubesca-Comabi.

Échafauder le point culminant de « la ville aux cent clochers »

La cathédrale de Rouen est un monument emblématique du patrimoine historique français. Sa flèche en fonte mesure à elle seule 61m de haut, et culmine à 152m. Sa structure est renforcée avec de l’acier Corten, suite à des travaux de consolidation entrepris en 1976 pour augmenter sa résistance au vent. En 2015, la DRAC de Haute-Normandie a engagé une opération complète de restauration de la flèche, de nouveau fragilisée.

L’objectif des travaux de restauration est de soigner les pathologies liées aux 2 matériaux qui composent la flèche, l’acier corten et la fonte. Ce qui implique plusieurs interventions : déplomber la peinture (réalisée en 1914), remplacer les pièces manquantes, traiter et consolider les éléments fragilisés, remplacer les fixations et traiter la surface avec un système de peinture approprié.

« La particularité de l’environnement d’une cathédrale est qu’il y a beaucoup d’éléments en excroissance très fragiles, sculptures, gargouilles… qu’il ne faut pas abîmer. Par respect des ouvrages historiques, cela nous impose impérativement des ancrages dans des joints de pierre permettant ainsi de stabiliser nos échafaudages. »

Le chantier est une véritable prouesse technique, du fait de l’environnement spécifique de l’édifice religieux. La flèche de la cathédrale de Rouen révèle une architecture complexe et asymétrique :

  • aucun appui n’est possible sur la toiture des nefs et de la croisée ;
  • la présence d’excroissances fragiles (statues, gargouilles) caractéristiques de l’architecture gothique ;
  • la contrainte d’amarrage, qui doit s’effectuer dans les joints de pierre, pour ne pas percer la pierre.

 

152m d’échafaudage en 7 phases de montage

« Nous nous engageons à échafauder le point le plus haut des monuments historiques », explique Jean-Baptiste Spinicci. « L’échafaudage montera jusqu’à 152m de haut et les travaux se dérouleront en 7 phases ».

La base de vie du chantier est située à l’intérieur du tabouret de la flèche. L’échafaudage sera monté en plusieurs fois, par tronçons : des platelages, installés tous les 20m, permettrons de supporter l’échafaudage. Une fois qu’une phase sera terminée, un platelage sera mis en place pour monter la phase suivante. Seule la façade Sud de la cathédrale restera équipée en continu. Elle comprendra une plateforme intermédiaire de stockage des matériaux et servira aussi de point de départ des ascenseurs et des escaliers.

La solution d’échafaudage retenue est le multidirectionnel M368 (8 positions). Ce matériau permet de répondre à 100% des formes géométriques et architecturales. Sur les phases 3, 4, 5 et 6 l’échafaudage sera 100% bâché pour protéger les plombages. À une telle altitude et dans une région comme la Normandie, c’est une vraie prouesse technique. L’accès à l’échafaudage se fera par des ascenseurs et des escaliers de type UNISTEP (mécano soudé aluminium). Ils alimenteront chaque zone, par tronçon, et monteront jusqu’à 120m de haut.

Le multidirectionnel M368 de la flèche de la cathédrale de Rouen en quelques chiffres :

  • 152m de haut, toutes phases cumulées ;
  • L’échafaudage est conçu pour supporter 500kg/m2 avec une charge mobile d’1,5 tonnes ;
  • une résistance de 600kg/m2 sur les planchers.

 

Un chantier en lieu et site occupés

Le chantier de la cathédrale de Rouen se déroulera en lieu et site occupés : des messes auront lieu au sein de la cathédrale pendant le montage et le démontage de l’échafaudage. Le chantier devra donc être régulièrement interrompu, ce qui implique de conserver une certaine souplesse dans les horaires de travail.

« La recherche d’innovation dans les assemblages »

Reconnue pour son expertise des monuments historiques, Tubesca-Comabi démontre un véritable savoir-faire technique. « Nous avons la capacité d’être réactifs au niveau de nos solutions. Nos experts Ingénieurs au sein de notre bureau d’étude d’application chantier permettent toujours de trouver des solutions alternatives face aux difficultés. Nous savons casser les habitudes et innover dans la recherche de nouvelles solutions techniques. C’est un atout apprécié des architectes en chef des monuments historiques », précise Jean-Baptiste Spinicci.

« Nous ne restons jamais sur nos acquis. C’est cette recherche d’innovation dans nos assemblages qui nous permet de nous différencier aujourd’hui. Nous avons prouvé que nous avons la capacité à répondre à ce type de demandes. »

Pour la restauration de ce site atypique, le produit retenu est 100% standard. C’est la solution d’assemblage sur-mesure qui fait toute la spécificité, la technicité et la particularité de ce chantier. Ce montage d’échafaudage prévoit également la récolte des eaux de nettoyage. Un système étanche avec des descentes d’évacuation d’eaux usées longera toute la flèche, l’échafaudage et la plateforme, du point culminant jusqu’au sol.

« Notre expertise et notre expérience des domaines patrimoniaux est un véritable atout. Notre plus belle référence est sans doute le chantier de la cheminée d’Aubervilliers : une structure de 40m d’échafaudage auto-stable ! Une prouesse technique qu’aucun autre échafaudeur n’a pu réaliser », explique Jean-Baptiste Spinicci.

Nous échafaudons des solutions sur-mesure, adaptées aux profils de tous vos chantiers. Contactez-nous !

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